23 avril 2005
Deux journalistes norbégiens interpelés à Layoune
La tension sociale n’a toujours pas baissé à Laâyoune. Dimanche 17 avril, à 11h du matin, les autorités marocaines ont arrêté, d’après des sources locales, un journaliste norvégien, venu effectuer un reportage sur place.
Le journaliste prenait des photos d’une manifestation qui a regroupé quelques jeunes Sahraouis près du siège de la Minurso. Au commissariat de police, le reporter aurait été invité, nous explique-t-on, "à prendre (aussi) la température des militants pro-marocains, et pas seulement des indépendantistes".
Relâché au bout d’une heure, le journaliste a été de nouveau arrêté le lendemain, quelques heures durant, en compagnie d’une consoeur norvégienne. Le tandem a été de nouveau "chopé" près du siège de la Minurso.
L’incident, qui s’est heureusement arrêté à ce niveau, renseigne sur le malaise grandissant des autorités marocaines, désormais coïncées entre deux attitudes contradictoires : comment lâcher du lest sans se laisser déborder par des activistes de plus en plus bruyants ? Le redoublement des manifestations, auxquelles appellent régulièrement les défenseurs des thèses indépendantistes, intervient dans un timing bien particulier. Les Nations-Unies s’apprêtent, en effet, à plancher de nouveau sur la situation de la région. Dans son dernier rapport, rendu public en milieu de semaine, Kofi Annan a, entre autres, appelé au maintien des missions de la Minurso (qui expirent en principe le 31 avril), et même, implicitement, au renforcement de ses effectifs.
TELQUEL
Décès du journaliste Lahoucine Lahouili
. Lahoucine Lahouili, journaliste à l'agence Maghreb Arabe Presse (MAP) est décédé, vendredi matin, à l'âge de 54 ans des suites d'une complication cardiaque.
Feu Lahoucine Lahouili, qui s'est éteint dans une clinique de Marrakech, exerçait en qualité de chef du bureau de la MAP à Marrakech depuis novembre 2004.
L'AEISIC présente ses sincères condoléances à la famille du défunt Lahoucine Lahouili...
22 avril 2005
Khalid OUARYI à Emarrakech : Nous ne sommes pas des proies faciles à manipuler
Les "sorties médiatiques" des lauréarts de l'ISIC se suivent et ne se ressemblent pas. Après l'interview de Tarik Qattab (Rbati de chez Aujourd'hui le Maroc) voici donc l'entretien de Khalid Ouarii réalisé par l'équipe du webzine www.emarrakech.info (voilà, je cite la source, comme ça tout le monde reste content! :p)) journaliste à Assahifa et Marrakechi de son état.
Né à Marrakech, le 14 janvier 1979, Khalid OUARYI a quitté la ville ocre pour intégrer l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication de Rabat, Responsable Média de l’hebdomadaire national, Assahifa Al-Ousbouia. Entretien.
Que répondez-vous à ceux qui pensent que votre organe de presse est financé par des parties qui veulent semer la zizanie au Maroc ?
Il n’ont qu’à consulter le compte bancaire de notre journal, je leur fait épargner cet effort en affirmant qu’ Assahifa est un journal «survivant » de ses ventes hebdomadaires qui ont atteint dans les 6 derniers mois de l’année 2004, 25 000 unités vendues. Si on associe la vente de nos éditions aux espaces publicitaires sur nos rubriques, Nous arriverons en fin de conte à assurer notre équilibre financier. La publicité constitue un problème à part, dans la mesure où nous ne pouvons en jouir pleinement car plusieurs facteurs interviennent. Une question s’impose à ces propos : pourquoi la presse écrite arabophone ne bénéficie pas des récoltes publicitaires à l’instar de la francophone ?
Pour ce qui est de «semer la zizanie au Maroc », je vous confirme le contraire, nous ne sommes pas des proies faciles à manipuler par ceux qui veulent semer la zizanie au Maroc, le contenu de nos rubriques en est la véritable preuve. Où est le non -nationalisme dans nos reportages, articles, et décryptages ? C’est plus un débat politique que Médiatique. Notre amour à la nation est non discutable et aucun journaliste n’a le droit d’entrer dans ce faux débat. Chaque membre de l’équipe de rédaction peut très bien adhérer ou ne pas adhérer à un parti politique, ce qui nous lie est notre charte de collaboration en abstraction de notre appartenance politique, qui est notre ligne éditoriale s’inscrivant dans le cadre de notre métier médiatique et non pas politique.
N’avez vous pas la sensation que la liberté d’expression exercée par ASSAHIFA se fait au détriment de la liberté d’interprétation du citoyen et son besoin d’information ?
Non, nous ne sommes pas les seuls sur le marché, chaque journal offre sa couleur et le lecteur est devant l’embarras du choix.
Pourquoi Assahifa n’a pas de site Web alors que la version française du «groupe Jamîi» le Journal en a?
J’avoue que c’est notre maillon faible, je pense qu'il est temps qu’Assahifa lance son site web, dans la mesure où ce dernier permettra aux lecteurs à l’extérieur du Maroc de découvrir le contenu de nos rubriques.
Ce retard ne s’explique-t-il pas par la crainte de diminuer vos ventes en « Papier » ?
Les expériences ont prouvé que le site Web ne cannibalise pas le support papier si le journal est réussi. L’exemple de TEL QUEL est révélateur. Ses ventes se comportent toujours bien, en dépit du lancement du site Web.
Mais, on trouve toujours, un décalage entre le contenu de leur site Web et le contenu de la version papier ?
Ceci s’explique par une approche Marketing permettant à la version papier de se vendre dans les kiosques et offrir l’occasion à ceux qui ont raté les anciens numéros de recueillir le contenu.
A votre avis, qui lit ASSAHIFA ?
Celui, qui aime Assahifa au point de lui consacrer 5 dhs hebdomadairement, si notre produit est bien vendu via les kiosques, c’est parce que nous répondons aux attentes des lecteurs. Personnellement, je n’écris pas pour un autre journaliste, ni pour le ministre de la communication, ma cible est le lecteur.
Mais, à lire votre Page Média, on a l’impression que vous vous adressez uniquement aux journalistes?
Votre constat est partiellement vrai, il est justifié par la vocation technique et analytique de notre contenu. La page média est une extension des autres rubriques d’Assahifa.
Nous nous éloignons autant que faire se peut de tomber dans le piége des analyses des émissions télévisées, ou de leurs animateurs. De surcroît, le secteur médiatique national a relévé plusieurs défis, nous devons être à la hauteur de ces grands événements médiatiquement parlons.
A lire vos rubriques, on a l’impression que rien ne va dans ce pays, Ne serait-il pas préférable de présenter de temps à autres des solutions pour ce Maroc que ASSAHIFA critique?
Qui a dit un jour que le rôle de la presse, est de présenter des solutions ? Je suis journaliste de formation et pendant mes 4 années d’études à l’Istitut Supérieur de l’Information et de la Communication, on ne m’a jamais enseigné que la présentation des solutions est le cheval de bataille de la presse. Je suis payé pour communiquer l’information, et c’est à l’élu parlementaire de présenter des solutions.
Si vous n’étiez pas journaliste à Assahifa, auriez-vous posé les mêmes questions à GHAZALI lors de l’émission l’autre dimension ?
Certainement, les questions que j’ai posées à Mr Ahmed GHAZALI sont liées à ma fonction médiatique et non pas à ma fonction médiatique au sein du journal Assahifa et à la nature de la mission remplie par Mr GAHZALI en tant que président du Conseil Supérieur de la Communication et l’Audiovisuel. Je ne pense pas que les journalistes sont façonnables par les journaux auxquels ils appartiennent de cette manière caricaturale.
Et pourtant vous avez interviewé Mme Malika Malake juste avant votre participation au Débat de son émission «l’autre dimension», Etes-vous entrain de vous jeter des fleurs ?
Non, je me suis entretenu avec Mme Malika Malake, bien avant, elle m’a contacté, pour m’avouer avoir apprécié la qualité des questions posées, et m’ a proposé plus tard la participation à son émission. L’idée m’a été d’une grande opportunité, vu la qualité de l’invité de l’émission M Ghazali, avec qui je me suis déjà entretenu dans le cadre du SMSI de Genève.
Pourquoi toute l'équipe de rédaction d'Assahifa est masculine ?
C’est un pur hasard, nous avons besoin d’une journaliste, au sein de notre équipe de rédaction, entre (…), si l’idée t’intéresse, je t’invite à déposer ta candidature pour regagner l’équipe Assahifa.
Etant donné que vous êtes le seul journaliste de formation au sein de l’équipe ASSAHIFA, Quelle est votre valeur ajoutée au journal ?
Ma valeur ajoutée n’aura pas de sens si elle ne s’associe pas à l’ensemble des valeurs ajoutées de mes collègues, ces derniers sont lauréats des universités de grande renommée, et détiennent des diplômes de Doctorat qui dépassent largement ma formation initiale. Nous opérons en Equipe et nous sommes complémentaires
Pourquoi cette monopolisation de vos sujets sur le Roi, BASRI et les années de plomb ?
C’est lié à l’importance des événements, c’est aussi le fruit de la concertation entre tous les membres de rédaction. Le fait que la photo du roi soit omniprésente sur nos pages de couverture, est justifié par la qualité du Roi comme étant la plus haute autorité du royaume. Pour ce qui est de LAANIGRI, il est à dire que depuis le 16 Mai 2003, le débat sur la sûreté est devenu de notoriété publique.
Que pensez-vous des mesures prises lors des premières assises nationales de la presse, tenues dernièrement à Skhirate?
Je vous réponds par la phrase que j’ai mise au titre d’Assahifa à cette occasion, C’est Le journaliste Khalid OUARYI à Emarrakech : un autre complot à Skhirate, qui n’a pas abouti à sa fin.
Que pensez-vous des organes de la presse partisane ?
Ce sont les pionniers de la presse partisane, qui ont préparé le climat propice à l’exercice de la profession médiatique indépendante. Ils ont excellé avant même la rencontre des pères et mères des fondateurs de la presse indépendante. Je tiens à leur rendre un grand hommage par cette occasion.
Pour vous, la presse est-elle un quatrième pouvoir au Maroc ?
C’est un pouvoir qui essaye de s’imposer devant les trois pouvoirs existants.
Quelles sont vos principales sources d’informations?
Je ne serai plus journaliste, se je vous les divulgue.
Si on vous propose, un bon salaire, ailleurs, quitterez-vous Assahifa ?
Le salaire n’est pas ma seule motivation professionnelle à Assahifa.
Quelle est votre philosophie dans la vie ?
Ma philosophie dans la vie est ne pas voir une seule philosophie.
Quel est le trait de votre personnalité qui n’apparaît pas au lecteur ?
Je suis lunatique, dans ma vie personnelle.
11 avril 2005
Un lauréat de l'ISIC interviewé par le site Emarrakech !!
Lauréat de l’Institut supérieur de l’Information et de la communication à Rabat, Tarik Qattab est journaliste au quotidien "Aujourd’hui le Maroc" depuis son lancement, il y’a trois ans. Ayant déjà exercé la profession dans des portails Internet. Il affirme que la presse électronique ne cannibalisera pas les autres médias mais les enrichira davantage. Membre de l’équipe Actualité Nationale au sein d’ALM , Tarik Qattab a répondu présent à notre invitation. Entretien.
Que ressentez vous lorsque quelques journalistes déchiffrent ALM par aujourd’hui le Maghzen ? et par la même occasion quelle est votre ligne éditoriale ?
Franchement, je ne peux pas m’empêcher de rire sous cape, chaque fois qu’on me sort cette étiquette. Ceci, pour la simple raison que ça me donne plus d’importance. Plus de pouvoir aussi. Etre l’allié du Maghzen, ce n’est pas rien.
Plus sérieusement, et pour ce qui est de la ligne éditoriale, nous sommes un journal de droite libérale.
Cela explique plus d’une position que nous avons défendue au sein du journal, au risque de se voir libellé comme makhzenien.
Y’a-t-il une démocratie au sein de votre équipe et rédaction ALM ?
Démocratie est un peu vague comme concept. Mais si vous voulez dire par là que les choix des sujets traités, de la petite brève au sujet de « Couv’ » émanent des journalistes et sont discutés par tout le monde dans le cadre de la conférence de rédaction, alors oui, la démocratie est un fait chez nous.
Si vous voulez dire par là qu’il n’existe aucune espèce de censure, ni à priori ni à posteriori, oui nous sommes bien en démocratie. Si cela veut dire que chacun d’entre nous est libre, mais aussi responsable, de sa signature, là encore oui, l’équipe ALM est démocratique.
Comment évaluez-vous la couverture médiatique de l’actualité nationale au Maroc ?
Ce qui est à regretter actuellement, c’est l’absence d’une véritable presse de proximité. La presse pêche également par manque d’investigation. Je pense qu’au lieu d’avoir les mêmes titres à la une des journaux, avec les mêmes figures comme sujets, la presse gagnerait à descendre dans la rue, à s’intéresser à ce Maroc d’en bas, qu’on prétend si bien, mais à tord, connaître. D’ailleurs, le maillon faible de notre presse n’est autre que les sujets de société.
A votre avis la presse électronique cannibalisera -t-elle, un jour la presse écrite ?
Je ne pense pas. Ni l’avènement révolutionnaire de la radio , ni celui de la télé n’ont réussi à réduire l’impact de la presse. Je pense au contraire que la presse en ligne peut participer au développement des médias de manière générale. Un média n’en supprime pas un autre. Il l’enrichit.
Le faible taux de lectorat ne traduit-il pas une inadéquation entre l’offre et la demande de l’information relative à la presse écrite ?
Ce constat traduit pour moi l’incapacité de notre profession, comme tous les autres métiers ayant l’écrit pour support, à marquer une entrée significative auprès du citoyen. C’est moins une affaire d’offre et de demande qu’une donne socio-culturelle à la quelle il faut absolument remédier. Les gens ne lisent pas, ou peu, et c’est cela le plus malheureux.
Certains croient dur comme fer à la corruption dans les milieux de la profession journalistique ? qu ‘est ce que vous en pensez ?
Vous savez, la presse n’est finalement que le reflet de la société dans laquelle elle évolue. Il ne faut pas s’attendre, dans un pays où la corruption est un véritable système dans le système, à avoir une presse 100% propre.
Cela tient aussi de la situation socio-économique dans laquelle plusieurs de nos confrères vivent. Le journalisme a toujours été associé dans notre pays à une forme de syndicalisme alors qu’au fond, c’est un métier bourgeois, dans la mesure où il y est question d’idées.
Ceci étant, je pense que la donne est en train de changer. Le métier se professionnalise. Et il n’y a plus de place aux petits calculs.
Pouvez-vous travailler dans un journal dirigé par une femme ?
La compétence n’est pas une question de genre. Une référence comme le magazine l’Expresse n’aurait jamais eu l’aura qu’il a maintenant si, à un certain moment de son histoire, il n’était dirigé par une certaine Françoise Giroud.
Si l’année prochaine citadine lance Khmissa pour hommes, Croyez vous pouvoir remporter le titre ?
Il n’y a rien de plus grisant que la reconnaissance. Mais je ne pense pas avoir fait quelque chose pour laquelle je mérite d’être récompensé.
Pourriez-vous critiquer le roi sans autocensure ?
Non. Pour moi, c’est culturel. Un roi est un roi et il est à considérer avec tout le respect qu’on lui doit.
A qui écrit Tarik Qattab ?
Il part du principe qu’il s’adresse à ce beau M. tout le monde. Avec toutes les désillusions que cela implique.
Quel est votre dernier mot à Emarrakech ?
Carpe diem
Propos recueillis par Sahar ABDELLI
11/04/2005
03 avril 2005
Accord de partenariat
Un mémorandum d'entente a été signé, vendredi soir à Nouakchott, pour la dynamisation de l'accord de coopération conclu entre l'Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) et l'Agence Mauritanienne d'Information (AMI), le 23 janvier 2003.
Ce mémorandum d'entente, signé par MM. Mohamed khabbachi, Directeur Général de la MAP et Mohamed Cheikh Ould sidi Mohamed, Directeur Général de l'AMI, prévoit le renforcement des échanges de services en matière d'information entre les deux agences, ainsi que l'accès réciproque aux informations, photos et aux bulletins.
Cet accord prévoit également la coopération en matière de nouvelles technologies par l'échange d'émissions et d'expériences dans ce domaine en général et au niveau des systèmes informatiques en particulier, avec la désignation par les deux agences d'un coordinateur à cette fin.
Il stipule en outre le jumelage des bureaux régionaux des deux agences et l'élargissement de la coopération en matière de formation et au niveau de la couverture médiatique lors des grands événements dans les deux pays et lors des fêtes nationales et religieuses.
En vertu de ce mémorandum d'entente, des réunions périodiques seront tenues entre les deux agences à Rabat et Nouakchott.
MAP
L'Algérie supprime le visa pour les Marocains
Dans un communiqué, publié hier, les autorités algériennes expliquent que ce geste participe des efforts pour assainir le climat “entre les deux voisins”. Rabat a aussitôt réagi “se félicitant vivement de cette décision”.
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