L'AEISIC.ORG

Association des Etudiants de l'Insitut Supérieur de l'Information et de la Communication

17 juin 2005

Le blog marocain Al Jinane élu meilleur blog africain pour la liberté d'expression

Le Blog "Al Jinane" du journaliste Tarik Essaadi, initiateur du portail "Emarrakech.info", premier Magazine internet indépendant de la ville de Marrakech, vient d'être choisi par Reporters Sans Frontières (RSF) comme meilleur blog Africain au service de la liberté d'expression.

Ainsi, le blog "Al Jinane", qui se veut un espace ouvert exposant le panorama identitaire et culturel du Maroc, a remporté le prix du meilleur blog attribué par RSF pour la zone Afrique et ce, grâce aux efforts déployés par son initiateur pour véhiculer l'image d'un Maroc ouvert et tolérant qui favorise le dialogue entre les cultures.

RSF, rappelle-t-on, avait sélectionné une soixantaine de blogs qui défendent, chacun à sa manière, la liberté d'expression, et invité, en avril dernier, les internautes à voter en ligne pour choisir le meilleur d'entre eux.   

L'ONG internationale avait, dans ce cadre, mis en place un certain nombre de critères qui stipulent, notamment, que le blog doit être géré par un internaute ou un petit groupe d'internautes, qu'il ne doit pas appartenir à une organisation gouvernementale ou à une ONG et qu'il doit avoir plus de 6 mois d'existence et être mis à jour régulièrement.

Félicitations au bloggeur Marocain Tarik Saadi !!!

Liens :

Emarrakech.info

Blog Aljinane

Posté par Youssef Boufous à 13:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


09 juin 2005

Nadia Yassine jugée pour 'atteinte à la monarchie

sans_titre1Nadia Yassine, fille du cheikh Abdessalam Yassine, leader du mouvement islamiste marocain Al Adl Wal Ihssane (Justice et bienfaisance), sera jugée pour "atteinte à la monarchie" à la suite de récents propos à la presse, a-t-on appris jeudi à Rabat de bonne source.

 

Mme Yassine, qui est porte-parole officieuse du mouvement islamiste, sera jugée le 28 juin sur ordre du procureur du roi de Rabat, a indiqué à l'AFP Adelaziz Koukas, lui-même poursuivi dans la même affaire en tant que directeur d'Al Ousbouia Al Jadida, l'hebdomadaire dans lequel ont été publiés les propos incriminés.
Selon M. Koukas, Mme Yassine et lui-même sont passibles de peines de trois à cinq ans de prison et de 10.000 à 100.000 dirhams d'amende (de 900 à 9.000 euros).

Dans une interview publiée le 2 juin, Nadia Yassine avait notamment affirmé son penchant "personnel" pour un régime républicain de préférence à un régime "autocratique". Elle avait été convoquée dès le 3 juin par la police judiciaire de Rabat pour s'en expliquer.

Interrogée par l'AFP après cette comparution, Nadia Yassine avait assuré qu'elle n'a "fait que donner un avis personnel d'intellectuelle". "Je n'ai pas appelé les gens à se mobiliser pour la république!", a-t-elle ajouté.
Le mouvement islamiste de Mme Yassine, Al Adl Wal Ihssane, non reconnu officiellement par les autorités marocaines, est considéré comme l'association islamiste la plus influente dans le royaume. 

Posté par Youssef Boufous à 20:25 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 juin 2005

Demandes de création de 7 chaînes TV et 60 radios

hacaLa Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a reçu des demandes pour la création au Maroc de deux chaînes de télévision nationales, deux chaînes régionales et trois chaînes satellitaires, dont deux généralistes, a-t-on indiqué auprès de cette instance publique, mercredi à Rabat.

La HACA a également enregistré des demandes pour la création de neuf radios nationales, 42 régionales et cinq locales, a ajouté la même source, faisant état de la prévalence de radios musicales et de divertissement.

Le Maroc compte actuellement deux télévisions publiques, la première chaîne (TVM) basée à Rabat et la deuxième (2M) à Casablanca (100 km au sud de la capitale), ainsi qu'une radio nationale et deux radios privées: Medi-1 émettant à partir de Tanger (Nord) et la radio américaine "Sawa".

Posté par Youssef Boufous à 18:59 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

nadiaAprès s'être prononcée pour l'instauration d'une république au Maroc

Convoquée vendredi dernier par la police judiciaire sur instruction du procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat, pour propos portant atteinte à la personne du Roi, Nadia Yassine, fille du guide spirituel de l'Association Al Adl Wal Ihssane, a été interrogée durant trois heures pendant la journée du samedi. Le même jour, Abdelaziz Koukas, directeur de publication de l'hebdomadaire «Al Ousbouyia Al Jadida» et deux autres journalistes du même organe ont été entendus par la police judiciaire.

La fille de Cheikh Yassine a fait scandale par ses propos à l'hebdomadaire «Al Ousbouyia Al Jadida»

Profitant de la crise entre le Maroc et l'Algérie, qui avait été déclenchée par les provocations d'Abdelaziz Bouteflika décidé à remettre en cause l'intégrité territoriale du Royaume, Nadia Yassine est allée jusqu'à se prononcer en faveur d'une république au Maroc.

Dans un entretien accordé à «Al Ousbouyia Al Jadida», et sur un ton qui confond entre liberté d'expression et non-respect de la loi, elle a annoncé publiquement son animosité à l'endroit des institutions sacrées du Royaume. Entre celles-ci et le régime républicain, elle a dit être en faveur de ce dernier.

Mais, lors de ces interrogatoires, cette héroïne décidément bien peu courageuse, a tenté de camoufler sa véritable pensée en expliquant que ses propos étaient de simples réflexions développées sur le plan universitaire et annoncées auparavant aux Etats-Unis d'Amérique.

Jusqu'à présent, il n'y a pas de poursuite judiciaire, dans la mesure où il s'agit d'un simple interrogatoire préliminaire. Mais, toujours est-il que dans les milieux politiques et médiatiques, des questions s'imposent, notamment en ce qui concerne le sort de cette affaire : y aura-t-il des réactions s'inscrivant dans le cadre de l'application du code de la presse sachant la responsabilité de la direction du journal et des deux journalistes qui ont réalisé l'entretien ? Ou bien va-t-il y avoir une affaire dans le cadre de la procédure pénale incriminant la seule fille de Cheikh Yassine pour atteinte à la personne du Roi ?
A ce propos, Abdelaziz Koukas, directeur de publication de l'hebdomadaire en question nous a fait part de la saisie dans plusieurs villes du Royaume du numéro de son journal, et ce, depuis samedi.

Ce qui témoigne, à son avis, d'une éventualité de durcissement du ton à son égard. A propos de sa convocation par la police, samedi, il a réitéré ses divergences avec Mme Yassine, mais, tout en répliquant que cela ne l'a pas empêché de publier son entretien. «Nous n'écrivons pas tout ce que nous voulons», a-t-il conclu.

Le Matin

Posté par Youssef Boufous à 18:25 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un journaliste marocain inculpé pour avoir diffamé le président algérien

machalDriss Chaatan, le directeur de l'hebdomadaire marocain indépendant Al Michaal (Le Flambeau), paraissant les samedis, a été inculpé aujourd'hui par le tribunal de première instance de Casablanca pour diffamation du président algérien Bouteflika. Une première dans les annales judiciaires du Royaume.

Cette inculpation du directeur dudit hebdomadaire arabophone fait suite à « des écrits et des images jugés insultants à l'égard de la personne du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, publiés dans le dernier numéro de l’hebdo casablancais.

Dans l'article, accompagné d'une caricaturé dans laquelle apparaît Bouteflika avec le pantalon baissé, l'hebdomadaire qualifie le président algérien d' « impotent sexuel » et d'autres choses basses que nous avons, pour des raisons de respect, décidé de ne pas reproduire.

Le directeur de l'hebdomadaire avait été interrogé par la police judiciaire d'Anfa avant d'être inculpé par le parquet, qui a en outre ordonné le retrait des kiosques du dernier numéro incriminé.
Driss Chaatan a été inculpé sur la base de l'article 52 du Code de presse marocain qui punit toute publication qui commet une infraction de diffamation contre des chefs d'Etat ou des ministres de pays étrangers.
Il risque une peine privative de liberté d'un mois à une année et une amende de 10.000 à 100.000 DH.
Rappelons que cet article vient après que le Maroc eut officiellement accusé l'Algérie du sabotage du Sommet de l'UMA prévu à Tripoli cette semaine par ses déclarations incendiaires sur le Sahara marocain.
Les autorités algériennes se plaignent régulièrement des articles publiés dans la presse marocaine jugée aux ordres et hostile au régime algérien.

Enfin, rappelons que le directeur d’un autre hebdo marocain édité à Rabat, Al Ousboue Assahafi, a failli aller en justice après une plainte de l’ambassadeur de Libye. Mostafa Alaoui avait publié une caricature de Kaddafi avec un pantalon baissé après que celui-ci ait accepté unilatéralement d’arrêter tous ses programmes nucléaires. Heureusement qu’une solution à l’ambiable fut trouvée et la Jamahirya arabe a retiré sa plainte.
Moralité : il est des pantalonnades qui coûtent la peau des fesses.

Abdallah Chankou

Article publié sur Emarrakech

Posté par Youssef Boufous à 18:15 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1